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Picasso ne veut pas d’une génération « crash test »

Picasso ne veut pas d’une génération « crash test »

Ils font partie des grands oubliés de la dernière intervention d’Emmanuel Macron.
LYCEE PICASSO

Lundi les lycéens, à l’instar de l’urgence climatique, étaient tout simplement zappés par le président de la République. Pas un mot donc, et encore moins une mesure à l’adresse d’une jeunesse minée par des réformes particulièrement anxiogènes avec Parcoursup en guise de cerise sur le gâteau. « On ne peut plus se louper dans une orientation qu’on oblige à choisir de plus en plus tôt. Les réformes vont entrainer deux fois plus d’épreuves en deux ans soit disant pour ‘’simplifier le bac’’ selon notre ministre. L’argument de la ‘’liberté ‘’ laissée aux élèves -une liberté qui ne sera d’ailleurs pas la même pour tout le monde- n’est qu’un gros mensonge pour ne pas dire plus. » Romain Geny, professeur d’économie au lycée avionnais n’hésite pas à parler d’une « génération crash test ». Et tous, profs, élèves, parents et élus étaient rassemblés au Centre culturel Fernand-Léger mardi soir pour débattre, analyser une situation pas aussi médiatisée que celle des gilets jaunes mais porteuse d’une même somme d’inquiétudes et d’indignations. 

Près de 500 établissements étaient occupés ou en grève à travers la France ces derniers jours. Picasso faisait partie de cette fronde mais, à la différence de certains lycées de la région, n’a jamais franchi la ligne jaune qu’est celle de la violence.  « Vous pouvez être très fiers de vos enfants » a insisté Jean-Marc Tellier à l’adresse des parents présents.

 

Action ce vendredi, le bac blanc reporté

 

Et de poursuivre : « Le lycée va fêter ses 50 ans et nous ne sommes toujours pas rassurés quant à son avenir ». Il est vrai qu’avec les suppressions successives de classes techniques sans autres alternatives ou substitutions, on peut se demander quel sort réserve les institutions, régionales comme académiques, à notre lycée. Un questionnement qui n’est pas qu’Avionnais mais aussi Méricourtois voire Sallauminois. La continuité de la filière professionnelle, l’avenir de cet établissement de proximité...  De la loi Devaquet au CPE, Picasso n’est jamais resté passif face aux coups de poignards nationaux comme domestiques.  Et vendredi, profs, personnels et élèves iront en bus à Lille pour aller protester devant le rectorat. Les parents volontaires pour assurer l’accompagnement seront les bienvenus.

Enfin cette période étant peu propice à la tenue normale des cours, le bac blanc a été reporté à janvier, la première semaine après les vacances.

Il a d’ores et déjà été décidé de voter une motion lors du conseil municipal de ce jeudi.