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Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation : Un message d'une "brûlante actualité"



Dimanche matin, entre les deux tours de l’élection présidentielle, la cérémonie commémorative du soixante-douzième anniversaire de la libération des Camps de concentration a réuni une cinquantaine de personnes au monument de la déportation. Après les dépôts de gerbes, devant les porte drapeaux fidèles au rendez-vous, en mémoire aux disparus qui ont vécu l’enfer, l’hommage a été marqué par la lecture du message commun pour la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation des associations de déportés faite par Bernard Chéret, fils de déporté.

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On retiendra notamment du message ce passage : « il faut, sans relâche, répéter que cette célébration n’est pas uniquement tournée vers l’histoire mais bien vers notre présent et notre avenir. La dénonciation du nazisme n’a de sens que si elle s’accompagne d’un combat acharné, sans la moindre compromission, contre les formes actuelles de résurgence de cette idéologie de mort. Face à la montée du nationalisme, de la xénophobie, du racisme et de l’antisémitisme, au déchaînement de fanatismes politiques ou religieux et à la fréquente remise en cause des principes du droit et de la démocratie, le message des déportés est d’une brûlante actualité. Les conflits qui déchirent le Moyen Orient et d’autres parties du monde, les millions de femmes, d’hommes et d’enfants obligés de fuir les lieux de combats, le terrorisme international, les semeurs de haine, la tentation des pays à se replier sur eux-mêmes au détriment de l’indispensable solidarité, tous ces éléments requièrent une action commune contre ces dangers qui menacent l’avenir ».

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Après la minute de recueillement, Jean Letoquart, adjoint au maire, a pris la parole après ce message des déportés d’une "brûlante actualité". « On pourrait croire le peuple vacciné à tout jamais et pourtant la colère est là et a ramené, comme les détritus sur nos plages, ce qu’il y a de pire pour l’être humain : le fascisme. » Et poursuivait son propos en mettant à l’honneur ceux qui perpétuent le souvenir de l’inimaginable, de l’horreur de ce qui s’est passé là-bas en Allemagne et en Europe de l’est pour que les jeunes générations n’oublient pas et combattent le racisme, l’antisémitisme, le fascisme…
« Aujourd’hui, les générations se sont succédées et la vie va tellement vite que l’on pourrait presque oublier s’il n’y avait pas un travail de mémoire accompli par certains enseignants et les associations comme la FNDIRP. Les jeunes, pour la plupart, ne savent pas, ne savent plus. Je veux remercier ceux qui poursuivent le travail de Robert Vansteenkiste*, de Marie Paul Vaillant-Couturier** et des autres, Pierre, Bernard et Andrée Chéret, fille et fils de déporté, et de trouver l’énergie pour aller dans les établissements scolaires, raconter à des enfants médusés mais réceptifs, l’histoire de « ces milliers, de ces vingt et cent, nus et tremblants dans des wagons bondés ».

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Gabrielle Vansteenskiste

Cette 72e journée du souvenir a offert l’opportunité de concrétiser l’hommage en lançant un appel pour que tous les efforts soient poursuivis afin de donner son plein sens à la devise de la république : liberté-égalité-fraternité.
*Monsieur Robert VANSTEENKISTE, Ancien résistant et déporté de Mauthausen
**Marie-Claude VAILLANT COUTURIER, résistante et déportée à Auschwitz puis Ravensbrück



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