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Au conseil municipal : un budget réfléchi et mâture, en dépit des rigueurs imposées



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Quel rapport entre l’étude des futures orientations budgétaires et le compteur Linky ? Le premier résume cette volonté insidieuse de réduire toujours un peu plus l’action des élus, le second bafoue entre autres le droit à la vie privée des citoyens et ce sans la moindre concertation. L’un a ouvert, l’autre a fermé la dernière séance du conseil municipal sans altérer la détermination de ses membres.

"Aujourd’hui on ne souffre pas de trop de services publics mais plutôt de moins en moins. On va nous laisser ce qui coûte et le reste sera cédé au système marchand." Jean-Marc Tellier résume ce que bien des élus de collectivités de France doivent ressentir à l’heure de plancher sur leur budget communal. Et désormais il faut composer avec le ROB ou Rapport d’Orientation Budgétaire qui comme son nom l’indique est un rapport faisant état des orientations budgétaires de la commune, c’est-à-dire des investissements pluriannuels envisagés (avec prévision des dépenses et recettes). Il doit aussi aborder la fiscalité locale par des hypothèses sur l’évolution des taux. Car en plus des efforts drastiques demandés aux collectivités ces dernières doivent faire preuve d’un sens de l’anticipation de haut vol. Exemple typique : la réforme de la taxe d’habitation entrée en vigueur le 1er janvier de cette année impose que, dans l’attente des informations officielles, les recettes afférentes aux allocations compensatrices et aux impositions soient globalement évaluées à un montant identique.

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Petite-enfance, enfance, jeunesse et éducation : le cap des priorités maintenu

C’est dire que construire un budget en tenant compte des recettes possibles comme des possibilités contributives de la population, cela fait beaucoup de "possibles", le problème étant que par essence le possible n’est jamais sûr. Mais ce n’est pas un budget construit sur du sable pas plus que sur des éventualités. Il a été travaillé, débattu, analysé et soupesé lors des séances du bureau municipal comme des réunions de commissions. Et puis cette rigueur n’est en rien une application nouvelle, ce que n’a pas manqué de rappeler Jean Létoquart, premier adjoint : "Pour ceux qui pensent que nous faisons des efforts inédits, qu’ils sachent qu’on en fait depuis bien longtemps et que nous n’avons pas attendu d’être placé sous la contrainte d’une réforme pour s’y mettre." Ces contraintes, nouvelles comme renforcées, n’auront de toute façon pas d’effet sur les priorités du mandat : la petite-enfance, l’enfance, la jeunesse et l’éducation. De plus la mise en accessibilité des installations communales, la poursuite de la reconstruction des installations de chauffage, les réhabilitations du centre culturel Fernand-Léger, du dojo de la République ainsi que des locaux du centre social font parties des projets communaux concrets.

Fermetures de classes et Linky, que des motions !

Ajuster, arbitrer, choisir, prioriser ont toujours fait partie du vocabulaire d’un budget communal. Mais en l’état actuel, on assiste à une mise sous tutelle des collectivités et d’un retour déguisé de la centralisation qui pourraient mettre en péril l’autonomie financière des dites collectivités territoriales. Le pire pour les élus et surtout la population, c’est qu’il n’y a quasiment aucune visibilité sur le moyen et encore moins le long terme, permettant d’établir un budget aussi fiable que mesuré. Conclusion, est-ce vraiment digne d’obliger les élus du peuple à jouer à colin-maillard avec les chiffres ?
Des chiffres et surtout des faits, c’est ce qui anima la dernière ligne droite du conseil avec deux motions soumises à la délibération des élus.
D’abord celle rédigée contre la suppression de 4 postes dans les écoles avionnaises pour la prochaine rentrée. "Sur les 100 postes supprimés dans le Pas-de-Calais, les postes en REP (Réseau d’éducation prioritaire) sont tous à Avion" souligne avec amertume François Patyk, adjoint à l’Enseignement. "C’est tout simplement un saccage en règle" complètera Christelle Willerval, conseillère municipale mais aussi enseignante et donc très bien placée pour apporter son expertise. Un collectif de parents s’est constitué, la lutte est lancée. Et la motion adoptée.
Ce fut ensuite une motion contre la mise en service des compteurs électriques Linky qui fut mise sur la table. Quels sont les griefs concernant ce matériel ? Nombreux. La destruction de 35 millions de compteurs en parfait état de marche ; le coût pharaonique, plus de 5 milliards d’euros qui sera supporté -en dépit des dénégations de l’entreprise- par les usagers au seul bénéfice d’Enedis comme l’a pointé dernièrement la Cour des Comptes ; les ondes radioélectriques dégagées par l’appareil classées "potentiellement dangereuses" ; les conséquences sur l’emploi et les éventuelles coupures à distances arbitraires ; l’atteinte inqualifiable à la vie privée -24h/24- des citoyens sans la moindre consultation... Les échanges furent nombreux sur ce sujet, la majorité -moins deux abstentions- recommandant aux consommateurs (c’est leur droit) de refuser le Linky tant qu’Enedis et ses représentants n’organiseront pas une réunion publique sur Avion pour répondre à toutes les interrogations des usagers.



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